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Questions les plus fréquentes sur le radon |
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Qu’est-ce que le radon ?
Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle, inodore et incolore. Son symbole est Rn 222.
Il est issu de la désintégration de l'uranium contenu dans l'écorce terrestre. Il fait partie des gaz rares dans la
classification de Mendeleïev. Le radon se désintègre en descendants solides émetteurs alpha à vie courte : c'est-à-dire en
élément de courte période radioactive, émettant un rayonnement alpha en se désintégrant.
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Où trouve-t-on le radon ?
Le radon se trouve naturellement dans le
sol et l'atmosphère. Une grande partie des sols contiennent de l'uranium.
Ce dernier se désintègre et donne entre autre du radon qui diffuse à
travers les pores et fissures du sol. La diffusion se fait soit par la
voie "eau" (le radon se dissout dans l'eau) ou par la voie "air" du sol.
Arrivé au niveau de la surface du sol, il se trouve libéré dans
l'atmosphère. Les descendants du radon se fixent sur les particules
présentes dans l'atmosphère.
Le radon peut se trouver dans une moindre
mesure dans les matériaux de construction.
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Comment varie l'activité volumique du
radon dans l'air ?
A cause de son transport à travers le sol et
l'atmosphère, l'activité volumique en radon varie avec deux types de
paramètres : météorologique et géologique. Elle varie donc avec la
pression atmosphérique, la température, l'humidité, les précipitations, la
vitesse et la direction du vent, le niveau de radon dans le sol, les
caractéristiques du sol, les contraintes tectoniques et le niveau de la
nappe phréatique. Le radon voit son activité volumique dans l'air varier
au cours de la journée, du mois et des saisons.
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Quelles sont les différentes "sources" de radon ?
Principalement :
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les sols contenant
des roches magmatiques acides (granite, aplite ou pegmatite) en particulier.
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les matériaux de construction (granite, tuffeau, déchets industriels
contenant cendres volantes ou phosphogypse).
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Dans une moindre mesure, l'eau
du robinet et l'air extérieur.
Par diffusion
ou convection, le radon va migrer pour être libéré dans l'atmosphère. Il
présentera un risque s'il s'accumule dans les espaces clos. Des moyens
simples existent pour diminuer sa concentration.
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Quels sont les risques pour la santé ?
Les pathologies liées au radon sont dues principalement à
l’inhalation du radon dans l’atmosphère.
L’exposition au radon est un facteur de risque de cancer du
poumon. Le radon fait partie de la liste de cancérigène pour l’homme. Il est
la deuxième cause de cancer de poumon chez l’homme, toutefois loin derrière
le tabac.
Le risque est d’autant plus grand que l’exposition est
forte et étalée dans le temps.
Le risque dû au radon est d’autant plus fort si le sujet
fume.
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Quels sont les textes réglementaires sur la prévention des risques du radon
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Recommandation n° 65 de la Commission Internationale de Protection
Radiologique (CIPR) : Protection contre le radon 222 dans les lieux de
travail et les habitations – Septembre 1993 |
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Directive 96/29 Euratom du 13 mai 1996, fixant les normes de base
relatives à la protection sanitaire de la population et des travailleurs
contre les rayonnements ionisants : dans son article 40-2 du titre VII, la
directive précise que les états membres doivent veiller à identifier les
activités professionnelles pendant lesquelles les travailleurs et le cas
échéant les personnes du public sont exposés à des produits de filiation
du thoron ou du radon dans des zones déterminées. |
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Avis de la section
radioprotection du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF)
qui recommande des campagnes de mesures systématiques dans certains
établissements recevant du public et la mise en œuvre d'actions dans les
établissements où la concentration moyenne annuelle en radon dépasse 1000
Bq/m3 d'air. |
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Circulaire
ministérielle conjointe de la Direction Générale de la Santé "DGS" et
de la Direction Générale de l'Urbanisme et de l'Habitat "DGUHC" n° 946
du 27 janvier 1999 relative à l'organisation de la gestion du risque
lié au radon.
Trois niveaux (moyenne annuelle) peuvent être distingués pour les
bâtiments existants : |
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en
dessous de 400 Bq/m3, la situation ne justifie pas d'action correctrice
particulière.
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entre
400 et 1000 Bq/m3, il est souhaitable d'entreprendre des actions
correctrices simples.
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au-delà de 1000 Bq/m3, des actions correctrices doivent être
impérativement conduites à bref délai.
Pour les bâtiments à construire, une valeur
guide de 200 Bq.m-3 est précisée.
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Circulaire ministérielle n° DGS/VS5/99/289
du 20 mai 1999 relative à l'interprétation sanitaire des mesures de
concentration du radon. |
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Circulaire ministérielle n° DGS 2001/303 du
2 juillet 2001 relative à la gestion du risque lié au radon dans les
établissements recevant du public (ERP).
Demande du ministère de l'emploi et de la solidarité aux préfets de :
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s'assurer de la réalisation de campagnes de
mesures de radon dans les ERP dans 31 départements prioritaires (voir
carte jointe)
document PDF 83 Ko
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vérifier que des actions ont été
entreprises dans les ERP où la concentration est supérieure à 400 Bq/m3. |
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identifier les principales zones à risque
radon potentielle dans les autres départements et mener des campagnes de
mesures dans les ERP de ces zones. |
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Ordonnance n° 2001-270 du 28 mars 2001
introduisant, dans le cadre de la transposition de la directive Euratom
96/29, un nouvel article L.1333-10 du code de la santé publique traitant
des questions relatives à l'exposition aux rayonnements naturels. Il
introduit l'obligation pour les propriétaires de lieux ouverts au public
de "mettre en œuvre des mesures de surveillance de l'exposition, lorsque
celle-ci est de nature à porter atteinte à la santé du public". |
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Décret n° 2002-460 du 4 avril 2002 du
ministère de l'emploi et de la solidarité relatif à la protection général
des personnes contre les rayonnements ionisants.
L'article R43.10 précise que :
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dans les zones géographiques où le radon
d'origine naturelle est susceptible d'être mesuré en concentration
élevée dans les lieux ouverts au public, les propriétaires de ces lieux
sont tenus de faire procéder à des mesures de radon dans les locaux où
le public est susceptible de séjourner pendant des durées
significatives. |
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les mesures doivent être faites par des
organismes agréés par le ministre chargé de la santé. |
Des arrêtés d'application (en cours
d'élaboration) doivent préciser :
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la liste des départements ou parties de
départements où des mesures doivent être réalisées. |
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les catégories d'établissements
concernés. |
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les conditions des mesures. |
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les niveaux d'activité en radon au-delà
desquels des actions doivent être entreprises. |
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les critères d'agrément des organismes
chargés des mesures. |
Les mesures devront être réalisées dans les
deux ans suivant la publication des arrêtés d'application et répétées tous
les 10 ans et après des travaux.
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Quels sont les normes en vigueur ?
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Les normes relatives à la mesure de l'activité volumique du radon et
de ses descendants sont éditées par l'AFNOR depuis 1997 sur proposition du
Bureau de Normalisation des Equipements Nucléaires "BNEN", commission
M60-3 sur la mesure de la radioactivité dans l'environnement. |
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La norme NF M60-763 constitue le
document "chapeau" présentant les origines et les méthodes de mesure du
radon et ses descendants. |
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Les normes NF M60-764 et 765 précisent
les méthodes de mesure de l'énergie alpha potentielle des descendants à
vie courte dans l'atmosphère, respectivement mesure intégrée et mesure
ponctuelle. |
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Les normes NF M60-766, 767 et 769
décrivent les méthodes de mesure de l'activité volumique du radon dans
l'air :
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60-766 : mesure intégrée |
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60-767 : mesure en continu |
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60-769 : mesure ponctuelle |
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La norme NF M60-768 (à paraître)
présente la méthode d'estimation du flux surfacique d'exhalation du
radon aux interfaces avec l'atmosphère. |
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La norme NF M60-771 présente les
méthodologies appliquées au dépistage et aux investigations
complémentaires dans les bâtiments, applicable depuis le 20 juillet
2001.
C'est cette norme qui doit être utilisée pour les mesures dans les ERP
et lieux ouverts au public en application du décret n° 2002-460 du 4
avril 2002.
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